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Le Conscient et l'Inconscient


Un des grands succès des sciences cognitives est d'avoir révélé l'importance de l'inconscient dans les processus mentaux. – Julie Coquart / journaliste scientifique

Le subliminal agit au niveau de l’Inconscient[1] qui est un des aspects essentiels du psychisme humain.

 

Le psychomental humain

Pour votre bonne compréhension, voici d’abord quelques explications sur le fonctionnement de votre psychisme[2]: vous comprendrez ainsi comment et pourquoi la méthode subliminale visuelle est capable de vous faire obtenir d'excellents résultats – aussi bien au niveau de votre personnalité que, très concrètement, dans les conditions de votre vie.

Votre psychisme comporte un Conscient et un Inconscient qui ont tous deux leurs fonctions spécifiques et d’ailleurs complémentaires :

  • Le Conscient est la partie raisonnée et raisonnable, celle qui réfléchit. L’Inconscient est... tout le reste : les instincts, les émotions, les sentiments, les « ressentis », les réactions spontanées, les compulsions, les automatismes, les comportements répétitifs...
  • Le Conscient permet de communiquer avec autrui à travers le langage, d’analyser les choses, de les comprendre intellectuellement et de poser des jugements et des conclusions : c'est l'intellect, la « raison-raisonnante ». L’Inconscient permet de « sentir » et de ressentir ce qui se passe : le « flair », l’instinct et l’intuition relèvent de l’Inconscient.
  • Le Conscient se fatigue vite et il a besoin de dormir régulièrement. L’Inconscient ne dort jamais : il est actif et éveillé en permanence.
  • Le Conscient s'occupe de ce qu'il perçoit et « fait du bruit » – c'est-à-dire qu'il est incapable d'être silencieux quand on est éveillé. En effet, à chaque moment de veille, il produit un « blabla » mental, le plus souvent fait de pensées plus ou moins vagues, plus ou moins formulées, plus ou moins utiles, plus ou moins automatique[3]. Par ailleurs, le Conscient juge, critique, décortique et « découpe en rondelles » ce qui se passe alentour ou/et en soi, et ces parlottes intérieures qui occupent le devant de la scène mentale empêchent la plupart du temps l'Inconscient de se manifester sous la forme d'intuitions utiles ou de flair productif...
  • Le Conscient n’a guère de pouvoir lorsqu’il est question de sortir de ce qui limite une personnalité, de « décoincer » ce qui empêche d’accéder ce que l’on désire et de résoudre des problèmes psychologiques : on a tous expérimenté l’inutilité des conseils (pourtant reconnus raisonnables et judicieux !) donnés à celui qui, par exemple, ne parvient pas à avoir confiance en soi, ou bien qui répète toujours les mêmes erreurs dans certaines situations... Au contraire, l’Inconscient est extrêmement puissant et, s’il y est amené et qu’il l’accepte (et c'est ce que produit le subliminal visuel), il peut changer ce qui ne va pas dans un psychisme – et cela en très peu de temps : il se reprogramme alors.
  • Le Conscient a besoin de temps pour fonctionner : il va lentement. L’Inconscient, lui, va très vite, souvent presque instantanément. Un exemple ? : il perçoit à la périphérie du regard un danger qui arrive subitement (une voiture qui vient sur vous par exemple) et il enclenche immédiatement le réflexe salutaire qui fait sauter de côté – là ou le Conscient aurait eu besoin de beaucoup plus de temps : déjà pour repérer le stimulus, puis pour l'analyser et le jauger, et ensuite pour démarrer la réaction. C’est d’ailleurs aussi là un point qui démontre que l’Inconscient peut réceptionner des messages imperceptibles pour le Conscient, les comprendre et y réagir instantanément.
  • Le Conscient fonctionne surtout par le verbe : dans la psyché, c'est lui le « maître du langage et des mots ». L'Inconscient, lui, comprend le langage de façon seulement sommaire : uniquement quand celui-ci est simple et clair. Il est le « maître des images, des métaphores, des symboles et des archétypes » : si on veut communiquer avec lui, recourir à ceux-là est nécessaire, car ils lui « parlent », lui évoquent  des éléments qui sont informulés, qui sont implicites et non explicites (et parfois même indicibles). Nous aurons l'occasion de revenir un peu plus loin sur l'importance des symboles et des métaphores.

Par ailleurs, c’est dans l’Inconscient que sont stockés nos programmes comportementaux – les positifs, les neutres et les négatifs. Ils sont asservis à ce que l’on appelle en psychologie des convictions/croyances engrammées dans l’Inconscient et qui contrôlent la plupart de nos façons de fonctionner et de réagir dans la vie.

 

Vos « convictions/croyances » et leur pouvoir contraignant sur vous

Ce qu'un homme croit au sujet de lui-même et de ses rapports avec le reste de l'univers exerce une très forte influence sur sa conduite, et c'est le fondement même de tous ses actes rationnels. – Henry P. Stapp / physicien

Gregory Bateson, le grand anthropologue/psychologue américain de l’École de Palo-Alto[4], a mis au jour le schéma décrivant bien le fonctionnement psychologique de l’être humain.

Ce qui nous intéresse ici, c'est le fait que ce fonctionnement psychologique conditionne et programme impérativement :

  • Votre comportement (fermé ou ouvert, sociable ou non, etc...)
  • L’environnement dans lequel vous vivez (insatisfaisant, satisfaisant, « haut de gamme »...)
  • Les caractéristiques et conditions concrètes de votre vie (par exemple : pauvreté ou aisance, échecs ou succès...).

Voici ce schéma dit des « niveaux logiques » :

Niveaux logiques 

Voyons à quoi correspondent ces cinq niveaux :

  • En haut Identité-Croyances : ce niveau correspond aux « étiquettes » que l’on se donne : « Je suis ceci ou cela » (timide, « gonflé », chanceux, malchanceux, fort, fragile, athée, fatigable, dynamique, sensuel, talentueux, etc...) ; « Je ne suis pas ceci ou pas cela » (pas intelligent, pas doué en maths, pas à l'aise en société, pas capable de m'imposer, etc...). Je schématise cela par le verbe Être.
  • En dessous il y a les Convictions-Valeurs : ce sont les valeurs et les principes auxquels on attache une réelle importance et auxquels on obéit (par exemple : honnêteté, intelligence, paix, amour, liberté, autonomie, sens moral, amitié, virilité, honneur, féminité, vérité, esprit scientifique, curiosité, « œil pour œil », hypocrisie, pouvoir personnel, ruse, domination[5], etc...). Ce niveau est aussi celui de ce que l’on aime et estime comme aussi de ce que l’on n’aime pas et déteste – ces sentiments programmant le fait d'être spontanément attiré vers et d'apprécier ou de rejeter (par exemple : la religion, l'un ou l'autre « isme », l'argent, l'art, les voyages, le mariage, les enfants, la patrie, la science, la spiritualité, le racisme[6], etc...). Je schématise cela par le verbe Penser.
  • Plus bas vous trouvez les Aptitudes-Capacités : ce niveau englobe tout ce que l’on a – ou n'a pas – sur le plan des compétences et des savoir-faire : études, bagages, talents, aptitudes dans tous domaines (physique, comportemental, intellectuel, mental, professionnel, manuel, financier, affectif, relationnel...) : par exemple être beau ou pas, comprendre vite ou n'en être pas capable, être diplômé ou pas, être apte à ceci ou cela ou pas apte, savoir cuisiner ou pas, être bon comédien pu pas, etc... Je schématise cela par le verbe Avoir.
  • Ensuite il y a le niveau du Comportement : ce niveau décrit nos actions, nos réactions et nos comportements. Il met en lumière comment on ose agir et comment on n’ose pas agir (par exemple : oser ou pas se mettre en avant, oser aller vers les autres ou pas, se montrer souriant et affable ou renfrogné et morose, etc...). Je schématise cela par le verbe Faire.
  • Enfin vient l'Environnement : au sens le plus large du terme, il inclut tout ce qui entoure la personne sur tous les plans, c'est-à-dire le genre et la qualité des gens avec lesquels on est en relation, l'habitat, le niveau financier, le type de travail, le milieu, etc... Je schématise cela par le verbe Vivre.

Tous, nous obéissons à ces cinq niveaux de fonctionnement et, ce qui est plus important, la façon dont nous remplissons ces « cases » conditionne notre mode de vie, le genre et la qualité des gens et des milieux que nous sommes amenés à côtoyer, les facilités ou les difficultés de notre vie, etc. – et cela sur tous les plans :

Financier, professionnel, sentimental, physique, comportemental, relationnel, etc.

Ce qu’il est important de retenir ici est que chaque niveau logique détermine rigoureusement le vécu et les réalisations de tous les niveaux qui se trouvent en dessous de lui :

  • Le niveau le plus bas, l’Environnement (Vivre), est déterminé par les quatre niveaux supérieurs
  • Le second niveau, le Comportement (Faire), est déterminé par les trois niveaux supérieurs
  • Les Aptitudes-Capacités (Avoir), est déterminé par les deux niveaux au-dessus
  • Les Convictions-Valeurs (Penser) est déterminé par l’Identité-Croyances (Être).

En fait, les deux niveaux supérieurs[7]  (Être et Penser) appartiennent à l'Inconscient et ce sont ceux-là qui conditionnent la personnalité et toute la vie.

Dans la suite de ce livre j'emploierai l'expression « convictions/croyances » qui est la synthèse de ces deux niveaux logiques supérieurs qui programment ce que vous êtes et ce que vous vivez.

Ainsi, si vos convictions/croyances sont limitantes, votre vie sera limitée.

 

Mais si vos convictions/croyances sont ouvertes, évolutives, constructives, enrichissantes... alors votre vie sera telle...


Un auto-sabotage financier

Pour que vous compreniez bien, voici un exemple :

Désirée a pour conviction/croyance que l'harmonie entre les peuples et la paix sont les plus importantes et les plus fondamentales valeurs – elle s'identifie comme une pacifiste et une antimilitariste convaincue, fait partie de Greenpeace, est bénévole à la SPA locale, milite pour Amnesty International, se bat pour l'écologie et participe à des stages et séminaires d'orientation new age. Elle adore la nature, la poésie, les animaux, les plantes, la vie, la beauté, l'art... Elle a un intérieur avec des meubles en rotin issus du commerce équitable, a une collection d'effigies de chats, soigne fort bien ses philodendrons, ses azalées et ses cactus...

D’un oncle militaire de carrière (beaucoup de médailles et plusieurs campagnes guerrières à son actif), elle hérite de quelque 75 000 euros. Sur une impulsion, elle achète pour résidence secondaire une merveilleuse ruine à restaurer parce que celle-ci se trouve dans un somptueux décor de nature (dans les Vosges, à 800 mètres d'altitude avec une vue plongeante sur la vallée...) dont elle est tombée amoureuse. Comme l’héritage ne suffit pas, elle emprunte à sa banque et entreprend des travaux nécessaires. Elle s’y prend d’une façon plus ou moins anarchique, n’étant nullement compétente en matière de travaux de construction. Ses amis lui disent :

– Commence par faire réparer la toiture et ensuite, rend habitable une partie seulement de la maison. Le reste, tu peux le faire plus tard, au fur et à mesure de tes moyens.

Son fils et son frère, également, ne manquent pas d’essayer de lui apporter leurs compétences masculines, mais elle n’en fait vraiment qu’à sa tête ! Ainsi, Désirée fait faire un peu ici, un peu là, sans plan directeur et, comme toujours, les finances prévues se révèlent insuffisantes. Donc : nouvel emprunt à la banque, lequel va en partie être utilisé à rembourser les traites du précédent (!). Au bout du compte et cinq ans de « galère » plus tard, Désirée ne parvient plus à rembourser les dettes, la maison est inachevée et n’a donc pas plus de valeur qu’au moment de l’achat et, de plus, le marché de l’immobilier est mauvais. Acculée, Désirée revend sa maison à peine au-dessus de son prix d’achat, et ne parvient même pas à éponger toutes ses dettes : elle va devoir payer des mensualités pendant encore un bon moment...

Non seulement elle y a perdu son héritage, mais aussi le montant de ce qu’elle a remboursé en cinq ans : au total, c’est pratiquement 150 000 euros qu’elle laisse dans l’aventure, sans compter les angoisses, les insomnies, le sentiment d’échec et de perte, la détresse de devoir renoncer à son projet – et l’usure nerveuse...

Le nouveau propriétaire de la maison, en moins d’un an et demi – avec une mise de fonds totale d’environ 90 000 euros et une planification intelligente des travaux – en fait une maison qui vaut facilement 230 000 euros.

Mais pourquoi Désirée, en cinq ans et plus d’argent, n’a-t-elle pas pu en faire autant ?

C'est parce que ses convictions/croyances  inconscientes ne lui permettaient pas d'accepter « l'argent du sang versé ».

L'efficace auto-sabotage s'est alors mis en place avec le résultat que nous venons de décrire.

En effet, l'héritage lui vient de cet oncle militaire que Désirée soupçonne fort d’avoir beaucoup de morts sur la conscience. Dans son idée, cet argent qui lui tombe du ciel est celui de la guerre, de la violence, du déni de la vie humaine... C’est de l’argent plus que « sale » : c’est de l’argent qui crie la souffrance de gens blessés, c'est de l'argent qui sent le sang !

Elle ne peut le refuser car elle sait bien qu'il irait alors à l’État qui, pour elle, est grand pourvoyeur d’armes dans le monde. Alors, elle va l’investir dans ce merveilleux coin de nature, dans ce décor si beau, si paisible, si émouvant : elle va redresser cette vieille maison « qui a tant d’âme », afin que ses amis et sa famille y trouvent un havre de paix, d’équilibre et de calme. Mais l’Inconscient de Désirée ne l’entend pas ainsi : dans ses convictions/croyances, cela fait longtemps que lui a été communiquée la critique acerbe de cet oncle, de son travail, de son « manque d’humanité », etc. :

– Il a fait campagne pendant la guerre d’Algérie et aussi en Indochine ! Qui sait combien de gens il a torturés et tués ? ! s'est-elle souvent demandée, révulsée.

Eh oui : on voit bien là la puissance de l'Inconscient. Car là où le Conscient de Désirée peut voir une sorte de purification de cet argent par la création d'un lieu d'harmonie, son Inconscient ne conçoit rien de tel : ses convictions/croyances voient là une compromission par rapport aux convictions/croyances qui l'habitent et il ne peut pas permettre cela. Il programme donc l'échec en imprimant les comportements parfaits (mauvais choix, erreurs de jugement et de stratégie, etc.) pour que cet argent disparaisse – et tant pis si cela entraîne d’énormes problèmes :

Car entre deux maux, l'Inconscient choisit toujours celui qui lui apparaît être le moindre – qui reste toujours dans la logique de l'obéissance rigoureuse aux convictions/croyances.

Cet exemple montre bien que, lorsqu'il y a conflit entre ce que veut le Conscient et les convictions/croyances nichant dans l'Inconscient :

C'est toujours l'Inconscient qui gagne...

Si Désirée avait pu prendre conscience du programme psychologique qui était à l'œuvre en elle, elle aurait pu décider de « convaincre » son Inconscient de modifier certains aspects de ses convictions/croyances – non pour les renier (ou se renier) mais pour que son projet aboutisse. Car considérée objectivement : une agréable maison où amis et famille peuvent se ressourcer dans une belle et calme nature, ce n'est évidemment ni une malédiction ni une chose honteuse ! Le programme psychologique qui a mené cette femme à l'échec aurait tout à fait pu être modifié pour éviter la conclusion que connût Désirée (et le subliminal visuel aurait pu très efficacement l'y aider)...

Dans la suite de ce livre, vous trouverez d'autres cas (toujours vrais) qui vous illustreront encore la puissance impérative des convictions/croyances. Vous rencontrerez des personnes qui ont échoué sur différents plans (réussite, prospérité, études, vie sentimentale...) parce que leurs programmations inconscientes au niveau de leurs convictions/croyances les déterminaient à l'échec. Cela vous sera plein d'enseignement et vous permettra peut-être aussi de comprendre certains de vos propres programmes psychologiques vous déterminant négativement...

 

L’Inconscient a toujours une intention positive

On l'a vu, l’Inconscient est la partie du psychomental qui contrôle la plus grande partie de nos ressentis et aussi nos automatismes et nos émotions. On peut donc en dire, à titre de métaphore, qu’il est le « vrai patron », celui qui commande au comportement et aux réactions face aux évènements, face aux autres et face à la vie.

Ce constat serait terrible si l’Inconscient n’avait pas toujours une intention positive. Cela semble paradoxal lorsque l’on évoque quelque chose d’aussi désagréable que les angoisses ou la timidité (ou la ruine de Désirée) ! Et pourtant... La seule faiblesse de l’Inconscient est précisément dans ce qui fait sa force : il est rapide. Il ne prend pas de temps pour analyser tranquillement les situations, les juger, les jauger et en tirer des conclusions raisonnées (ce n’est d'ailleurs pas non plus son rôle : c’est la tâche du Conscient de faire cela). Non : il enregistre une situation, il l’interprète instantanément et il en tire une « vérité » qu’il verrouille alors comme une certitude absolue, une conviction/croyance. Mais, bien sûr, il se trompe parfois – et peuvent alors se mettre en place des convictions/croyances extrêmement limitantes par rapport à ce qui est souhaité, visé.

Voici un exemple de l'intention positive qu'a l'Inconscient quand il cristallise cette chose désagréable qu'est une phobie :

Un petit garçon de quatre ans passe à côté d’un chien un peu plus grand que lui et la mère, inquiète, attire précipitamment l’enfant à elle en s’écriant :

– Fais attention ! Ce chien pourrait te mordre !

Si[8]l’Inconscient de l’enfant interprète à ce moment-là ce message comme « les chiens sont dangereux ! », il trouvera instantanément la parade efficace : la phobie des chiens. Et il l’appliquera imparablement[9].

Dans ce cas, la réponse phobique est exactement la bonne méthode pour protéger efficacement du danger – et c’est bien là l’intention positive qui se trouve à la source de la phobie.

Ainsi le moyen appliqué – la phobie – obtient parfaitement le résultat voulu : ce qui démontre encore la puissance et l’efficacité de l’Inconscient.

Parce que l’Inconscient a toujours une intention positive, il choisira systématiquement ce qu'il considère être le mieux[10] en appliquant toujours le principe du moindre mal – mais parfois, ce moindre mal est vraiment très déplaisant à vivre ! De fait, pour l'Inconscient, la pénible réaction phobique est un moindre mal par rapport aux redoutables blessures qu’un chien pourrait infliger. Pendant ce temps le Conscient, lui, sait fort bien que tous les chiens ne sont pas dangereux, que seulement de très rares d’entre eux le sont, il cherche à se convaincre de cela et il voudrait bien échapper à la phobie ! – mais il n’a de toute évidence aucun pouvoir réel pour arrêter la réaction de peur.

Donc, à ce stade de votre lecture, il convient de bien intégrer ceci :

  • L’Inconscient a toujours une intention positive
  • C’est lui qui dirige et programme beaucoup de choses dans un être humain et dans ce que vit celui-ci
  • Il vaut mieux faire alliance avec lui plutôt que de le combattre de front (ce qui serait d’ailleurs stupide parce que l’Inconscient est un aspect du psychisme, qu’il est donc une partie de « soi » et que se combattre soi-même est aussi nuisible que stérile).

Ce qu'il vous faut encore savoir maintenant : c'est précisément parce que l’Inconscient a toujours une intention positive qu'il reste en permanence susceptible de changer ses convictions/croyances pour assurer encore mieux la protection et l’aide qu’il apporte. En effet :

Loin d’être figé et hermétique, il est à l’affût de toute information qui peut améliorer ses moyens d’action et lui permettre d’aboutir à la grande finalité qu’il vise : assurer la meilleure vie possible, la plus agréable, la plus riche, la plus épanouissante – assurer cela à vous et donc à lui (à lui qui est évidemment une des composantes d'une seule et même personne : VOUS).

Donc, non seulement l’Inconscient n’est pas un ennemi, mais il veut (pour lui-même et donc pour Vous) bénéficier d'une vie réussie et heureuse et, de ce fait, il est vraiment tutélaire, protecteur. Il détient le pouvoir de (vous) changer :

  • De vous faire passer d’une personnalité faible à une personnalité qui a de l’impact
  • De vous faire passer d’une « petite » santé à une bien meilleure résistance
  • De vous faire passer d’une qualité de vie médiocre à un bel épanouissement
  • Etc...

Ainsi, répétons-le, la partie qui a le plus de pouvoir dans la psyché est de toute évidence l’Inconscient. Ce qui nous amène à un constat qui paraphrase un proverbe bien connu[11] :

Pour obtenir de vrais résultats en termes de changements dans la personnalité et dans la vie concrète, il vaut mieux agir au niveau du puissant Inconscient que du peu puissant Conscient.

Sans doute vous posez-vous maintenant la question :

– Et comment vais-je réussir cela ?

Eh bien, il vous faut trouver un moyen de dire et de faire comprendre à votre Inconscient quels changements il doit mettre en place. Or, de tels moyens existent et parmi ceux-là :

Le subliminal visuel est aujourd'hui un des meilleurs et des plus faciles d'accès parmi les vecteurs de la communication avec l'Inconscient[12].

Ainsi, c'est bien parce qu'elle fait effet au niveau de l'Inconscient que la méthode du subliminal visuel obtient ses bons résultats.

Revenons un instant à cette belle idée d'alliance entre le Conscient et l'Inconscient :

  • Le Conscient – avec son intelligence et sa capacité à raisonner – peut repérer des carences, identifier des manques, décider des changements nécessaires, préciser des objectifs à atteindre, poser des buts...
  • L'Inconscient peut défaire les blocages, améliorer les capacités, développer en soi ressources et moyens, dynamiser les changements utiles...

C'est lorsque les deux fonctionnent en harmonie que tout est en place pour une vie belle et réussie... À chacun donc d'accomplir sa tâche : lorsque le Conscient a  compris qu'un changement est nécessaire, il doit chercher et trouver les moyens de le faire et proposer ce changement à l'Inconscient qui est la seule partie du psychomental capable de les concrétiser réellement – et sans l'accord et l'aide duquel les efforts risqueraient bien d'être stériles...

C'est cela même : une belle alliance entre le Conscient et l'Inconscient...

 

« Reprogrammer » son Inconscient

En fait, savoir reprogrammer[13] dans son Inconscient des convictions/croyances malencontreuses qui y nichent est très souvent la solution à beaucoup de difficultés car, comme nous l'avons vu, c'est bien dans l'Inconscient que se trouve la plupart des sources de ce qui fait le succès ou l'échec, de ce qui permet de vivre une belle vie ou une vie médiocre...

 

Se reprogrammer pour lutter contre quoi ?

Évidemment, vouloir reprogrammer son Inconscient signifie que l'on se sent/sait en butte à des problèmes que l'on veut éliminer. De quels genres pourraient être ces derniers ?

Pour que ce soit bien clair, résumons maintenant rapidement de quelles manières des convictions/croyances négatives dans l'Inconscient peuvent faire « coincer » quelqu'un (dans son comportement ou dans sa qualité de vie)[14] :

  • Par les émotions : certaines personnes sont soumises à des réactions émotionnelles incontrôlables (comme par exemple : manque de sang-froid, émotivité excessive, rougissement, colères, pertes de sa maîtrise ou/et de ses moyens, trac...)
  • Par les blocagesqui peuvent :
    • Handicaper la personnalité (par exemple : manque de confiance en soi, timidité, inhibitions...)
    • Ou handicaper la liberté d'action (difficultés à passer à l'acte, manque de persévérance, paresse...)
    • Ou handicaper l'accès aux réalisations et succès visées (tendance aux échecs, répétition d'erreurs, auto-sabotages...)
    • Par les freins psychologiques entravant l'accès aux choses désirées / désirables (telles que par exemple : rencontre sentimentale, succès dans l'un ou l'autre domaine, prospérité financière, lâcher-prise pour un équilibre sexuel, amincissement, etc...)
    • Par la limitation des capacités qui peuvent aller dans le sens d'une vie heureuse, prospère et épanouie (par exemple : les difficultés à apprendre, à se concentrer, à se détendre, à être motivé, à être créatif, à savoir profiter des bonnes choses, etc...)
    • Et, comme leur nom l’indique, c’est dans l'Inconscient que se trouvent aussi les sources des maladies psycho-somatiques : tout se passe alors comme si l’Inconscient freinait les forces de santé et d’autoguérison pourtant présentes en chaque être humain...
Se reprogrammer pour obtenir quoi ?

Toujours dans un but de clarté, précisons maintenant quels sont les changements qui peuvent être apportés par une reprogrammation au niveau psychologique. En fait, ils peuvent intervenir dans des champs aussi variés que :

  • Déprogrammer en soi les convictions/croyances limitantes induisant des angoisses/anxiétés, des états dépressifs, des freins, des blocages, des automatismes nuisibles, des peurs et phobies, etc...
  • Parvenir à une agréable maîtrise de ses émotions, savoir réagir à bon escient, savoir garder ses moyens...
  • Développer sa personnalité, renforcer la confiance en soi, dynamiser la capacité à s'imposer...
  • Modifier les façons de faire, les comportements et les réactions inadéquats (pour par exemple : cesser de cultiver des sentiments de culpabilité, réguler son alimentation contre les kilos en trop, renforcer sa volonté pour arrêter le tabac, etc.)...
  • Éloigner les limites dans lesquelles on se sent enfermé (par exemple : neutraliser la tendance à se dévaloriser ou la peur du jugement des autres, etc...)
  • Améliorer les moyens d’action, les capacités, les ressources et les atouts dont on dispose (par exemple : mieux résister aux stress, mieux communiquer avec les autres, développer des capacités à l'apprentissage, etc...)
  • Amener du mieux-être dans le corps (par exemple : renforcer le système nerveux, stimuler les forces de santé, d'autoguérison, etc...)

Et d'autres choses étonnantes encore – et tout à fait concrètes même – peuvent être visées par une reprogram-mation de l'Inconscient :

  • Si quelqu'un est seul sentimentalement (dans un monde où vivent près de sept milliards d'individus !), c'est bien probablement parce que quelque chose dans son psychisme bloque la possibilité d'une rencontre sentimentale aboutie...
  • Si quelqu'un échoue professionnellement (dans ce monde où il y a un grand nombre d'opportunités et de chances – à créer, ou à cultiver, ou à saisir...), c'est peut-être bien parce qu'il y a des problèmes et program-mations en lui qui freinent son aptitude à la réussite...
  • Si quelqu'un a des fins de mois difficiles, dans notre société occidentale où il suffit de regarder autour de soi pour constater qu'il y a des richesses partout (magasins de luxe, grosses voitures, maisons cossues et opportunités multiples...), c'est éventuellement parce qu'il y a des obstacles psychologiques en lui entravant sa capacité à agir pour engranger des biens et pour développer sa prospérité...

Comme je l'ai déjà souligné plus haut : le subliminal visuel est un outil étonnant pour une reprogrammation psychologique efficace – et donc pour avancer vers une vie renouvelée, réussie...

 

*************

 

Maintenant que vous connaissez certains des modes de fonctionnement de votre Inconscient, vous allez découvrir ce qu'est et comment fonctionne ce subliminal visuel...



[1] On disait autrefois subconscient. Ce mot relève toutefois d'une terminologie dépassée. En fait, il s'agit bien de l'Inconscient.

[2] Pour de plus amples informations sur le fonctionnement du psychomental humain – le vôtre donc –, voyez mon livre Bien se connaître pour bien piloter sa vie (www.neo-cortex-editions.com).

[3] Le vide mental (l'absence de pensée) est quasi impossible à obtenir au-delà de quelques secondes et il y faut un entraînement prolongé de type méditation ou yoga.

[4] À partir des années 1950 et dans le contexte du MRI (Mental Research Institute), l'école dite de Palo Alto a fondé les bases des thérapies brèves. Parmi ses auteurs importants, citons : Grégory Bateson, Paul Watzlawick, Donald D. Jackson, Paul Watzlawick, Jay Haley – entre autres.

[5] À chacun ses valeurs : pour l'escroc, le fait de « rouler » autrui est certainement une valeur ; pour le stratège, la ruse est certainement une valeur. Ainsi, il ne s'agit pas ici de ne considérer que des valeurs qui sont vues positives par la société.

[6] Même commentaire que pour la note ci-dessus : il ne s'agit pas ici de ne considérer que des valeurs qui sont valorisées positivement par la société.

[7] Si vous voulez en savoir plus sur vos niveaux logiques, voyez mon livre Bien se connaître pour bien piloter sa vie, www.neo-cortex-editions.com.

[8] Cela n'est évidemment pas automatique : certains écoperont d'une phobie alors que pour d'autres cela ne laissera aucune trace dans la psyché.

[9] Jusqu’à ce quelque chose se produise qui amène l’Inconscient à changer d’avis sur le sujet et le convainc de l’inutilité de la réaction phobique. Ce n’est qu’à partir de cela que l’Inconscient cessera d’appliquer la phobie en tant que mesure de protection.

[10] À tort ou à raison : rappelons qu’il n’analyse pas mais qu’il réagit instinctivement.

[11] La Sagesse des Peuples affirme : « Il est plus efficace de s’adresser à celui qui a le plus de pouvoir qu’à celui qui en a moins ! »

[12] Il y en a évidemment d'autres : la Programmation Neuro-Linguistique (PNL) et l'Hypnose Ericksonienne (qui sont des psychothérapies brèves) qui obtiennent leurs bons résultats précisément parce qu'elles sont liées à une communication avec l'Inconscient de la personne. Mais bien entendu, dans leur cas il est nécessaire de faire appel à un thérapeute compétent et ces moyens sont donc onéreux et plus compliqués d'accès.

[13] Cette terminologie informatique est métaphorique car l'être humain n'est évidemment pas une machine – et ni son cerveau ni son psychisme ne sont des ordinateurs ! J'utilise dans ce livre des mots comme  « programme » ou « reprogrammation » par commodité : c'est parce qu'ils permettent de bien comprendre les processus dont je parle.

[14] Cette liste n'est évidemment pas limitative mais mentionne les problèmes les plus fréquemment rencontrés.