Menu Principal

Contact :

Michel Nachez
7 place d'Austerlitz
F-67000 STRASBOURG cedex
Tel 03 88 35 44 45

mail : nachez(@)neo-cortex.fr

 

Mentions légales :
Directeur de la Publication et Webmaster :
Michel Nachez
7 place d'Austerlitz 67000 STRASBOURG
Tel 03 88 35 44 45

Site hébergé par :
1&1 Internet SARL
7 Place de la Gare - 57200 Sarreguemines
R.C.S Sarreguemines
Tel : 0825 0800 20

Le Subliminal visuel


 

Il y a bien des choses perceptibles que ne percevons pas consciemment. –  Démocrite, 4ème siècle av. J-C

 

On parle du subliminal depuis le début des années 1960. Voyons maintenant plus précisément ce que recouvrent ces termes : méthode subliminale.

 

La Méthode Subliminale

Voyons d’abord le sens des mots :

  • L’adjectif liminal signifie : qui se trouve au seuil de perception d'un des sens (visuel, auditif, etc.)
  • Subliminal signifie : en dessous du seuil de perception consciente d'un des sens.[1]

Lorsque le mot « messages » se trouve accolé au mot « subliminal », la théorie dit que ces messages (visuels, auditifs...), émis en dessous du seuil de la perception consciente des sens concernés, ne sont pas vus ou pas entendus au niveau du Conscient, mais qu’ils sont néanmoins reçus et intégrés par l’Inconscient, et cela sans barrages ni résistances :

  • Le subliminal auditif : ce sont des mots qui sont émis en-dessous du seuil de perception auditive consciente. Leur niveau sonore est donc si faible que l’on ne peut pas les entendre consciemment.
  • Le subliminal visuel : dans un film, ce sont des images ou des mots qui passent trop vite ou/et sont en semi-transparence par-dessus les images du film. Ils ne peuvent donc pas être lus par le Conscient.
Quel est le principe ?

Par-delà les actes de foi (« J’y crois. » ; « Je n’y crois pas. »), y a-t-il des preuves scientifiques de cela ? Je répondrai à cette question un peu plus loin. Pour l’instant, précisons quel est le postulat théorique de la méthode subliminale. Celui-ci est tout à fait clair :

La méthode subliminale vise à aider l’être humain dans beaucoup de domaines en déposant dans son Inconscient des messages positifs et des convictions/croyances constructives.

Lorsque ces messages sont intégrés à ce niveau de la psyché, les changements désirés interviennent tout naturellement et sans qu’il y ait efforts particuliers à faire parce que c’est l’Inconscient lui-même qui les met en place.

Pour obtenir de tels résultats, des messages subliminaux spécialement élaborés sont émis sous la forme de mots ou de phrases qui atteignent l’Inconscient directement, c’est-à-dire sans être arrêtés par le Conscient : leur rapidité ou/et leur semi-transparence empêchent le Conscient de les lire, de les critiquer, de les juger et de les bloquer dans le filtre de son permanent « blabla » mental. Ainsi, l’Inconscient peut les percevoir, les « photographier » et les intégrer pleinement. Progressivement, ces messages s'installent et s'implantent dans le psychomental où ils deviennent de nouvelles convictions / croyances prenant la place des précédentes qui étaient limitantes et nuisibles. C'est à partir de là que des améliorations visibles commencent à s’installer – dans le psychisme d’abord puis, très concrètement, dans le comportement et dans la vie.

Voilà donc quel est le principe expliquant l’efficacité de la méthode subliminale.

 

Préjugés, contradictions et législations...

Sur le subliminal il y a eu beaucoup de remue-ménage et de légendes, beaucoup de choses diverses et contradictoires ont été dites et beaucoup de questions ont été soulevées ! Pour certains, le subliminal est super efficace et pour d'autres il est inopérant. Certains ont affirmé qu'il est dangereux et d'autres qu'il est inoffensif. On a dit de lui qu’il est un redoutable instrument de manipulation des foules et on a aussi prétendu que c’est grâce à lui qu’a été réélu un certain Président de la République Française. Plus encore : des musiciens de hard rock ont été accusés d’implémenter des concepts sataniques subliminaux dans certains de leurs disques et ils ont été accusés devant des tribunaux (américains – qui les relaxèrent d’ailleurs du fait de l'ineptie de cette accusation) du délit de perversion de la jeunesse. Le Canada, le Royaume Uni et le Luxembourg ont même émis une loi interdisant l’utilisation du subliminal dans le domaine spécifique de la publicité[2]. Quant à ceux qui nient l’existence de l’Inconscient sous le prétexte qu’on ne l’a pas cartographié, ils n’y voient que fumisterie et fariboles.

Et il y a aussi ceux – et j’en fais partie, autant par mes travaux et recherches que par expérience personnelle – qui considèrent que les messages subliminaux visuels sont un excellent moyen de déposer dans l’Inconscient des convictions / croyances saines, bénéfiques et qui sont constructives pour la personnalité.

D’ailleurs les preuves en ce sens s’accumulent – ce que vous constaterez un peu plus loin.

 

Petit rappel historique

Brossons pour l'instant un bref rappel des faits.

Déjà Montaigne en 1580 ou le philosophe Leibniz en 1698 évoquaient ces innombrables perceptions dont on ne se rend pas compte, qui ne sont pas assez nettes pour être perçues et fixées dans le souvenir mais qui reviennent tout de même à la conscience dans certaines circonstances ; et, au début du XXème siècle O. Peotzle, un psychologue autrichien, élabora une théorie du stockage des informations dans le subconscient[3]. De fait, nos yeux voient aux environs de 100 000 images dans une journée habituelle, dont seulement une toute petite portion parvient à notre conscience.

À la fin des années 1950, un publicitaire américain prétendit avoir fait une expérience inédite : avoir inséré dans les images d’un film le message subliminal « Eat pop-corn, drink Coke »[4]. Il affirma alors qu'il y eut une différence statistiquement significative dans les achats de maïs soufflé et de Coca-Cola pendant les entractes. Cet épisode a fait couler beaucoup d’encre[5] et l’on se mit à parler de manipulation de foules et même de viol psychique (on le sait bien : les médias aiment cultiver « la parano » parce que cela leur permet d’augmenter le volume des ventes de journaux...).

Ensuite et principalement aux États Unis, on procéda à des expériences : par exemple on projeta aux étudiants de deux groupes la photo d’une publicité montrant un mannequin masculin, à charge pour eux de juger sur une échelle de 1 à 5 si le modèle était plutôt viril ou plutôt efféminé. L’un des groupes reçut l’image telle quelle. À l’autre, on ajouta de façon subliminale le mot HOMME sur la photo. On constata alors que ce mot, pourtant non perceptible consciemment, avait radicalement changé le système de référence, car il y eut de grandes différences dans le jugement des deux groupes : celui qui vit l’image sans ajout subliminal jugea le mannequin nettement moins viril que l’autre groupe. Il y eut d’autres expériences encore, comme celle du psychologue McGinnies qui utilisa la réponse galvanique de la peau[6] pour vérifier si les mots perçus subliminalement étaient susceptibles de produire un effet mesurable. Il projeta ainsi à ses sujets des mots subliminaux à forte charge émotionnelle (comme : mort, guerre, amour, sexe, etc.) et il mit en évidence la réceptivité inconsciente et l’impact émotionnel de ces messages subliminaux : les corps répondaient alors qu’il ne se passait rien dans la conscience des sujets.

Notons déjà que seules les expériences sur le subliminal visuel (et non pas auditif) donnèrent ces résultats.

 

La science actuelle démontre l'effet du subliminal visuel

Ces expériences qui datent des années 1970 et 1980 sont un peu la « préhistoire » de la recherche scientifique sur le subliminal et, tout en n'étant pas encore pleinement significatives, elles inclinaient déjà fortement à penser que les messages subliminaux visuels avaient un réel effet. Leurs conclusions toutefois étaient davantage basées sur des éléments subjectifs que sur des données objectives.

Il fallut attendre la fin des années 1990 et surtout post-2000 pour en savoir plus et pour commencer à avoir de vraies preuves : en effet, ce n’est que depuis peu qu’en neurosciences nous disposons de technologies avancées[7] permettant de « voir » objectivement ce qui se passe dans le cerveau lorsqu’il reçoit une information. Ainsi, ce n’est en fait que depuis le début du XXIème siècle que des preuves réellement scientifiques de la réalité de la perception du subliminal visuel (mais pas auditif) ont pu être établies de manière objective : ces nouvelles recherches mirent en évidence le fait que les messages subliminaux visuels étaient bel et bien perçus à un niveau inconscient. Les travaux conduits au département des Sciences Cognitives de l’UCL à Londres et publiés dans la prestigieuse revue scientifique Current Biology, tout autant que ceux menés en France (tout particulièrement à l’Unité Inserm U562 de Neuro-Imagerie Cognitive) et publiés entre autres dans Nature Neuroscience[8], montrent que :

Une image ou un écrit qui atteignent la rétine mais que l’on n’est pas conscient de voir sont néanmoins perçus et produisent une activité dans certaines zones du cerveau.

Cette activité est repérable par IRM fonctionnelle : oui, on constate qu'il y a bien une réponse du cerveau aux images et messages subliminaux visuels et les instruments lisant l’activation cérébrale le prouvent. Nous savons ainsi que le subliminal visuel est bel et bien reçu par la vue et qu’il est intégré par le cerveau au niveau de l’Inconscient (bien entendu, un message réellement trop faible, ou encore qui n’atteint pas la rétine, n’obtient pas de réponse en IRMf). Ces travaux ont également démontré d’autres choses : quand le sujet est préoccupé par des tâches à accomplir ou qu’il ne regarde pas suffisamment l’écran où sont diffusés les messages, le cerveau ne réagit plus à ceux-ci. Ainsi, pour que le subliminal visuel soit effectivement reçu par le cerveau, un degré suffisant d’attention est nécessaire – ce qu'on peut nommer une « attention détendue » (= pas crispée).

 

Subliminal visuel ? Subliminal auditif ?

Comme nous l'avons vu, les expériences scientifiques ont uniquement démontré l'effet des messages subliminaux visuels : il n’en est pas de même pour l'effet du subliminal auditif que rien de scientifiquement fondé ne prouve à ce jour. Nous allons comprendre pourquoi.

La vue est le sens le plus important pour nous

Le fait que le subliminal auditif est inopérant peut se concevoir et s’expliquer par différentes raisons. On sait que notre Occident est une culture du visuel. En effet, la vue est notre sens premier, sollicité d’abord et en permanence :

  • Par la lecture : de journaux, de livres, de magazines, des mentions des prix des marchandises dans les magasins, des rapports écrits professionnels et aussi des slogans, des affiches, etc...
  • Par l'omniprésence des images du fait de la télévision, du cinéma, des écrans d’ordinateurs, de la publicité, de la mode, de nombre d’arts, des jeux vidéo... – et d’ailleurs, qui ne fait pas de photos ou ses films de vacances ?...

Ainsi chez nous le sens auditif, pour important qu’il soit, ne vient qu’en second[9].

Il y a encore d’autres arguments permettant de comprendre que le subliminal visuel prime nécessairement sur l’auditif lorsqu’il est question de concerner la psyché :

  • La vue est un sens qui concerne d’abord l'espace, car elle perçoit et « photographie » dans l’instantanéité
  • L’ouïe, elle, a besoin du temps pour recevoir et décoder le sens du message et elle est donc un sens corrélé d’abord au temps.

Les messages subliminaux visent à atteindre le très rapide Inconscient et un déroulement lent, qui s’étire dans le temps, est évidemment moins efficace pour atteindre ce but qu’une « photographie » du message captée instantanément. Par ailleurs le décodage progressif, mot après mot, d'un message parlé n'est pas ce que l'Inconscient fait de mieux : c'est une spécialité du Conscient qui, par définition même, n'est pas concerné par le subliminal.

Ainsi, tous ces éléments et les dernières découvertes scientifiques prouvent le postulat qui sous-tend la méthode subliminale visuelle :

  • Oui, elle concerne l’Inconscient
  • Oui, elle amène une réaction tout à fait objectivable dans le cerveau.

En d’autres termes : elle fonctionne et elle obtient des résultats.

 

Idées fausses sur le subliminal

La certitude bloque probablement plus les progrès de l'homme que n'importe quel état d'esprit. Cependant, la certitude, comme tout, est une expérience subjective que vous pouvez changer. –  R. Bandler / Docteur en psychologie

On ne peut évoquer le subliminal sans achopper sur sa « mythologie » : autour d’une chose aussi imperceptible (pour le Conscient) que l’est le subliminal, il était inévitable que se construisent des « mythes », c’est-à-dire des croyances sans fondements scientifiques – des conceptions erronées, des critiques, des inquiétudes et des peurs.

Or, il serait vraiment dommage de renoncer aux bénéfices que l’on peut attendre de la méthode subliminale si ces peurs s’avèrent correspondre à des idées fausses. Les recherches menées ont porté sur chacun de ces mythes afin de juger de leur pertinence et il s’est avéré qu’aucun n’a résisté à l’examen étayé.

Voici donc quelles sont ces contre-vérités :

  • Le subliminal risque de mettre de la confusion dans le mental.
    • Non. Affirmer cela montre une complète méconnaissance du fonctionnement de la psyché humaine ! Le Conscient peut être surchargé, sentir de la fatigue, devenir confus quand il y a excès d’informations (et c’est pourquoi il doit décrocher pendant le sommeil : il peut ainsi « digérer » ce qu’il a intégré et se régénérer). L’Inconscient, lui, ne dort jamais parce qu'il n'en a pas besoin. Les messages subliminaux visuels sont composés de mots-concepts simples et de phrases courtes et claires qui sont intégrés de façon répétitive. Il n’y a donc aucun risque de confusion dans le mental.
    • Le subliminal peut obliger à faire ce que l’on ne veut pas.
      • Non. La meilleure preuve en est qu’aucun média n’a rapporté d’incident ou de délit que l’on ait pu relier au subliminal. On se doute bien que, si cela avait été le cas, les médias se seraient jetés sur ce genre d’information comme sur une manne bénite[10] ! La méthode subliminale passe certes le barrage du Conscient, mais ce n’est pas là la seule barrière : l’Inconscient agit comme un gardien du seuil et il ne laisse pas entrer n’importe quoi – rappelons qu’il (se) protège envers et contre tout. Il connaît les désirs et la volonté d’aboutir à un certain résultat et il vérifie la compatibilité entre cela et les messages qu’il perçoit quand on utilise la méthode subliminale. En fait et même si l’Inconscient n’est pas un « maître du langage », la simplicité des termes et la clarté des messages subliminaux lui permettent tout à fait de faire ce « tri ». Ainsi, seuls les messages constructifs et positifs sont susceptibles d’être acceptés et intégrés et en aucun cas ceux qui contiennent une contrainte ou des concepts inacceptables. Affirmer que le subliminal peut contraindre celui qui l’utilise à agir à l’encontre de sa volonté est une ineptie, démontrant une fois de plus une inconnaissance du fonctionnement du psychisme humain.
      • Le subliminal ne peut pas contrer des convictions / croyances limitantes établies dans l’Inconscient.
        • Oui et non :
        • Oui : car dans certains cas lourds, le subliminal ne suffira évidemment pas à résoudre les problèmes (la panacée universelle n'existe pas) et le recours au psychothérapeute ou au coach peut s'imposer. Mais si les convictions / croyances négatives que l’on a étaient impossibles à déloger, à déprogrammer, il n’existerait rien qui puisse s’appeler « psychothérapie » ou bien « développement de la personnalité » et nul ne changerait ni ne sortirait jamais de ses limitations. Or on constate tous les jours que certains changent, que des choses évoluent – en soi et chez d'autres...
        • Non : c’est bien parce que l’Inconscient est éminemment capable d’apprendre – et d’appliquer ensuite vite et puissamment ses nouveaux apprentissages – que différentes méthodes du changement existent et qu’elles obtiennent d’excellents résultats : tels que la PNL (Programmation Neuro-Linguistique), la thérapie par les Postures de Transe[11], l’Hypnose Ericksonienne et l’autohypnose, la sophrologie... Et évidemment aussi la méthode subliminale.
        • Il faut beaucoup de temps pour que le subliminal commence à faire effet.
          • Pas vraiment. Il faut du temps, naturellement, puisque l’imprégnation est progressive : le subliminal, ce n’est évidemment pas un « shoot » qui donne des effets immédiats. Le subliminal convainc progressivement et en douceur l’Inconscient de l’utilité de changer et des bénéfices qu’il y a à retirer des changements. Le plus souvent, il suffit d’environ deux mois pour que les effets soient visibles, étant entendu qu’une régularité est nécessaire dans le fait de visionner le film qui contient les messages.
          • Les résultats que l’on obtient avec la méthode subliminale sont dus à l’effet placebo[12].
            • Peut-être. Il m'est difficile de comprendre pourquoi il y a un tel dédain quand on parle de l’effet placebo. Ne démontre-t-il pas, de toute évidence, la puissance du psychomental humain à activer ses propres forces de mieux-être et de guérison en l’absence de toute remède/substance chimique venue de l’extérieur ? On sait que l’effet placebo a guéri jusqu’à 70% (!!!) de patients dans certains cas[13]. Alors, le subliminal fonctionnerait-il du fait de l’effet placebo ? Malgré les récentes découvertes sur l’action tout à fait objective des messages subliminaux sur le cerveau, il faut convenir que l’on n’a pas de réponse définitive à cet égard. Dans le cas des médicaments (dans leurs versions allopathiques ou autres), c’est le fait que la fausse pilule est ingérée qui active l’effet placebo. En visionnant les films contenant des messages subliminaux visuels, cela stimulerait-il un effet placebo ? La Sagesse des Peuples dit : « Qu’importe le flacon, pourvu qu’on ait l’ivresse ! » et, donc, si l’utilisation du subliminal obtient les résultats visés – que ce soit par effet placebo ou directement –, c’est certainement la seule chose qui importe et qui compte. Ceci dit, en plus des résultats des récentes expériences en IRMf, tout ce que l’on sait de l’Inconscient et de son fonctionnement amène à penser qu'il y a une efficacité tout à fait directe et réelle dans les messages subliminaux visuels. Notons d'ailleurs que cette critique expliquant le pouvoir du subliminal visuel par un effet placebo implique de toute évidence qu'il fonctionne et qu'il est donc efficace !
            • Il y a des gens dont le cerveau est totalement hermétique au subliminal.
              • Non. C’est là une conception éminemment stupide. Depuis le jour de notre naissance, chacun d’entre nous est en permanence en présence d’éléments qui lui sont subliminaux : tout ce qui passe dans notre champ de vision et tout ce que nous entendons (touchons, sentons, goûtons) dont nous ne prenons pas conscience : le contact quotidien des vêtements avec la peau (subliminal tactile), les odeurs dans lesquelles on baigne et qui sont devenues inodores (subliminal olfactif), le goût des aliments pendant que l’on discute avec véhémence tout en dînant (subliminal gustatif), l’habituel bruit du tram qui passe dans la rue et que l’on n’entend pas, ou encore ce que dit le conjoint qui, ensuite, reprochera qu’on ne l’ait pas écouté ?... En fait, l’être humain ne peut avoir conscience simultanément que de cinq à neuf éléments dans les états de conscience dits ordinaires (ceux que nous connaissons le plus souvent dans les activités du quotidien) et de moins de cinq dans les ENOCs (les États de Conscience Non-Ordinaires). Cela ne laisse pas entrer grand-chose, et tout le reste – et il y en a beaucoup – se cantonne en-dehors du champ de la conscience. Alors, affirmer que le cerveau de certaines personnes serait fermé au subliminal !...
              • Il faut des milliers de messages subliminaux dans le film pour que ce soit efficace.
                • Non. Le nombre optimal tourne autour de 70 à 120 par film. Il ne sert à rien de « bombarder » anarchiquement mais il faut mettre en place une imprégnation progressive de l'Inconscient. Pour obtenir les résultats, ce sont la persévérance et la régularité qui sont les clés du succès : visionner le film une fois par jour pendant deux mois.
                • Il faut 21 (ou 28) jours très précisément pour reprogrammer son Inconscient.
                  • Non. Ce genre d'assertion montre une fois de plus l'inconnaissance du fonctionnement du psychisme : c'est comme si celui-ci était un robot à qui on pourrait appliquer une « recette de cuisine » (du genre : « 21 jours de cuisson et le plat est prêt » !). Non : tout est affaire de différences individuelles, de « lourdeur » ou de « légèreté » des convictions/croyances négatives et de leurs capacités à résister, de l'ampleur et de la variété des reprogrammations visées... Il est plus intelligent de raisonner en tenant compte de l'objectivité des statistiques : on a constaté empiriquement qu'il faut en moyenne deux mois pour que des changements apparaissent avec le subliminal visuel (et évidemment à la condition d'appliquer le mode d'emploi : visionner le film avec la régularité suffisante). Bien entendu, chez certaines personnes, c'est plus rapide et chez d'autres c'est plus lent et aussi, chez de rares personnes, cela ne fonctionne pas très bien. Mais la méthode est si simple, si facile à utiliser, si souvent efficace et si peu onéreuse que cela vaut vraiment la peine de l'essayer... Donc, oublions les idées du genre « Il faut une lunaison pour changer » – car elles relèvent de superstition et non d'une approche scientifique.
                  • On peut se bricoler son propre film subliminal tout à fait efficace avec le film qu'on a tourné pendant ses dernières vacances (ou celui du chat jouant avec le chien, ou celui du pique-nique de samedi dernier – ou de n'importe quel autre film éventuellement piraté sur Internet...).
                    • Non. Les recherches ont montré que le subliminal visuel, dans la mesure où il s'adresse à l'Inconscient, a également des effets qui sont inhérents aux particularités des images servant de support aux messages subliminaux et du son/musique qui s'y trouve :
                      • Pour faire un film subliminal réellement efficace, il est nécessaire de bien connaître le fonctionnement du psychisme humain
                      • Il est nécessaire de savoir maîtriser l'usage des symboles et des métaphores qui savent « parler » à l'Inconscient de la bonne manière. Car comme je l'ai déjà souligné : l'Inconscient est extrêmement réceptif aux images véhiculant des symboles et des métaphores et il sait très bien lire « entre les lignes », intuitivement. Un film subliminal de qualité n’agit donc pas uniquement par les messages subliminaux qui y sont insérés, mais aussi par d'autres éléments : son récit imagé, symbolique et métaphorique, que l’Inconscient est tout à fait capable de décrypter (même si ce n'est pas forcément le cas du Conscient)
                      • Dans certains cas et pour certains thèmes il convient d'opter non pas pour un récit métaphorique mais pour un déroulement rythmique des images du film : les mouvements et les rythmes se déroulant sur l'écran focalisent l'attention et sont donc capables de modifier l'état de conscience. Ainsi, seul quelqu'un de compétent peut décider de l'une ou de l'autre option en fonction des buts visés par le film subliminal
                      • Il est nécessaire de connaître les effets des sons et de la musique selon les principes de la musicothérapie (relaxants dans certains cas, dynamisants dans d'autres, évocateurs dans d'autres encore...) – chacun a pu expérimenter le pouvoir de susciter  des émotions (ou de les apaiser) que peut avoir la musique
                      • Il est nécessaire que le film ait de grandes qualités esthétiques et artistiques : il doit être visionné avec régularité – beauté et aspects artistiques diminuent l'inévitable effet de lassitude
                      • Enfin, pour réaliser un bon film subliminal réellement efficace, il est nécessaire de posséder et de maîtriser des technologies informatiques et des logiciels professionnels. Car ceux-là seuls sont en mesure de permettre d'im-plémenter comme il se doit les messages subliminaux dans les films.

Le subliminal visuel est donc un excellent outil

Nous avons fait le tour des idées fausses sur le sujet et nous pouvons dès lors comprendre qu'il ne convient pas de se laisser influencer par les contre-vérités et les peurs sans objet qui se sont attachées au subliminal dans l'esprit du public.

À présent, nous savons aussi que le subliminal visuel est un extraordinaire moyen de développer sa personnalité, d'améliorer sa vie et d'atteindre ce à quoi on aspire et aussi les objectifs que l'on se fixe.

Alors vous pouvez maintenant tourner la page : voici venu le moment de rencontrer des personnes qui ont eu des convictions / croyances malheureuses lésant leurs capacités à s'épanouir dans leur personnalité, dans leur être et dans leur vie sur différents plans.

Et qui se sont reprogrammées avec succès à l'aide du subliminal visuel...

 

Les chapitres qui suivent traitent :

  • Du renforcement de la personnalité
  • Du développement de la capacité à s'enrichir financièrement
  • De l'épanouissement en amour
  • De la réussite professionnelle/carrière
  • Du capital/santé
  • De la gestion de l'alimentation
  • De l'amélioration des capacités d'apprentissage
  • Du développement d'aptitudes et de talents...

Renforcer sa personnalité, développer sa prospérité, se sentir bien dans son corps, dans sa tête, dans son système nerveux et dans sa vie...

Voilà qui est vraiment désirable, n'est-ce pas ?

 

Découvrez maintenant comment y parvenir...



[1] Supraliminal signifie : au-dessus du seuil de la perception, et donc entendu, vu, senti, etc.

[2] Les législateurs de ces pays se sont évidemment appuyés sur des travaux scientifiques démontrant l’efficacité du subliminal.

[3] Rappelons-le : on n’utilise plus guère ce mot qui fait partie d’une terminologie aujourd’hui désuète. Subconscient signifie « sous-conscient », c’est-à-dire « juste sous le seuil de la conscience » et c’est là une vision limitative et dépassée de l’Inconscient.

[4] Mangez du pop-corn, buvez du Coca-Cola.

[5] On sait aujourd'hui que cette expérience n'a jamais été réellement faite. Même dans ce cas, cette anecdote eut le mérite de lancer l'idée et d'initier les recherches postérieures sur le subliminal.

[6] Les émotions provoquent une sudation plus ou moins forte qui peut être identifiée par des appareils spéciaux mesurant la conductivité électrique de la peau. C’est le principe du « détecteur de mensonge ».

[7] L'EEG – électroencéphalographie – évoluée ; l’IRMf – imagerie à résonance magnétique fonctionnelle ; la TEP – la caméra à positons ; la MEG – la magnéto-encéphalographie...

[8] Pour ceux qui veulent en savoir plus, voici quelques exemples de compte rendus de travaux et d’articles scientifiques sur le sujet (à noter : la plupart des articles dans le domaine des neurosciences sont en anglais – bien que certains des chercheurs mentionnés ci-dessous soient français)  :

  • Stanislas Dehaene (directeur de l’Unité INSERM U562 – Neuro-imagerie cognitive) – Cerebral mechanisms of word masking and unconscious repetition priming, in Nature Neuroscience, vol. 4, 2001.
  • Lionel Naccache (neurophysiologiste et neurologue) – La perception subliminale des nombres : propriétés psychologiques et imagerie cérébrale fonctionnelle de processus cognitifs inconscients. Thèse de Doctorat en  Neurosciences, Paris VI, 2002.
  • Naccache L. et Dehaene S. – La perception subliminale : un aperçu sur l’inconscient in Pour la Science n° 302, 2002.
  • Gaillard, R., Naccache L. – Amygdala recording of emotions evoked by subliminal words in Medecine Science n° 10, 2005.
  • Dehaene, S. – Imaging conscious and subliminal word processing in Developping individuality in the human brain : a tribute to M. Posner. American Psychological Association, 2005.
  • Dehaene, Changeux, Naccache, Sackur, Sergent –  Conscious, préconscious and subliminal processing : a testable taxonomy in Trends in Cognitive Sciences n° 10, 2006.
  • Arnaud Petre (de la Faculté des Sciences Économiques et Sociales de Louvain) – Mémorisation non consciente des publicités : apport d’une mesure implicite dans une application au netvertising, Éd. Andreani, 2003.
  • Émilie Ting Qiao (Unité INSERM-CEA U562) – Bases cérébrales de la lecture des mots manuscrits. Étude comportementale et en IRM fonctionnelle. Mémoire de Master 2 de Sciences Cognitives – Paris V, 2007.
  • Bahador Bahrami, Nilli Lavie et Geraint Rees (University College London) – Attentional load modulate responses of human primary visual cortex to invisible stimuli, in Current Biology, vol. 17, issue 6, 2007.
  • Matthias Pessiglione (chercheur à l'INSERM U610) et al., How the brain translates money into force : a neuroimaging study of subliminal motivation in Science, vol. 11, 2007.
  • M. Pessiglione et al., Subliminal instrumental conditioning demonstrated in the human brain, Neuron, vol. 59, pp. 561-567, 2008.

[9] L’utilisation dominante et la valorisation des différents sens dépendent des conditions de vie et des spécificités de la culture. Par exemple, chez certaines populations d’Afrique qui vivent dans la forêt où la vue ne peut porter loin, ce sont les sens auditif et olfactif qui sont prééminents : dans la forêt touffue, la survie passe par le fait de pouvoir détecter à temps les animaux et autres dangers, ainsi que les incendies.

[10] Ainsi que cela a été abondamment fait, par exemple pour les jeux de rôle ou les jeux vidéo qui ont été, sans preuves, crédités de « pousse au crime » dans certains faits divers – alors que des recherches scientifiques sérieuses ont démontré qu’au contraire ils tendaient à abaisser le niveau d’agressivité des joueurs.

[11] Pour infos à ce propos : voyez le livre de Michel Nachez Les Postures de Transe (www.neo-cortex-editions.com).

[12]Un placebo est un faux médicament, sans aucune substance active, généralement composé de glucose et qui a toutes les apparences d’un vrai médicament. On a constaté que, dans beaucoup de cas, la guérison se produisait malgré le fait que l’on ait administré au malade un placebo. L’effet placebo : c’est le fait que le malade guérit à cause de l’autosuggestion de guérison et non du fait de l'administration d'un vrai médicament.

[13] L’ouvrage de l’historien spécialisé en pharmacologie Philippe Pindone (Les deux Médecines – Éd. La Découverte) est très instructif à cet égard.